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« Je me sens responsable des blessures infligées à Emilie », Jean-Philippe Caux prend la parole

Lens - Liévin - Hénin. Jean-Philippe Caux comparait ce mardi devant la cour d’assises du Nord à Douai. Il est jugé pour tentative d’assassinat avec préméditation sur mineure. Le 19 janvier 2020, il aurait violemment percuté un pylône électrique à Mazingarbe après avoir déposé des bidons d’essence. Après avoir été condamné en première instance le 22 octobre 2022 à Saint-Omer, le prévenu a fait appel. Le procès devrait se poursuivre jusqu’à vendredi après-midi.

« Je me sens responsable des blessures infligées à Emilie », Jean-Philippe Caux prend la parole
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Le procès en appel de Jean-Philippe Caux s’est ouvert ce mardi à Douai. Les débats sont ouverts jusqu’à vendredi après-midi. Le père d’Emilie comparait pour tentative d’homicide sur mineure avec préméditation. Il a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans ferme le 22 octobre 2022 à la cour d’Assise du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Il risque la prison à perpétuité. Le prévenu a fait appel car il n’est « pas coupable » selon ses dires. Ce mardi matin, la présidente du tribunal a rappelé les faits.

Rappel des faits

Le 19 janvier 2020, Jean-Philippe Caux a passé une journée à la mer avec sa fille. En instance de divorce avec sa femme Stéphanie Stievenart, l’homme a affirmé être dans de bonnes dispositions et que tout allait bien pour lui. Il n’était pas contre le fait que son ex-femme parte vivre avec son nouveau compagnon en Corse. Des témoins ont cependant affirmé le contraire, le quadragénaire vivait a priori mal la séparation. Il a notamment envoyé de nombreux SMS menaçants à son ex-compagne. « Tu vas payer toute ta vie. » En recevant ce message, Stéphanie Stievenart a senti la menace arriver et elle a prévenu les forces de l’ordre.

Elles ont été avisées le soir même que deux personnes ont été blessées suite à un accident de voiture : Jean-Philippe Caux et sa fille Emilie. Le quadragénaire aurait acheté le jour-même des bidons d’essence. Il les aurait déposés à l’avant du véhicule, « fait étrange quand on sait que Monsieur Caux est un ancien sapeur-pompier volontaire », précise la présidente. Le prévenu aurait ensuite volontairement percuté un pylône électrique en fonçant à toute allure. D’après l’expert en accidentologie, la vitesse aurait été de 95 km/h alors que cette ligne droite était limitée à 30 km/h. Emilie a été sauvée grâce à l’intervention d’un témoin. Elle a ensuite été transportée au centre hospitalier de Lille, brûlée au visage, aux jambes et aux mains. Le pronostic vital de la fillette de 9 ans était engagé. Elle a été plongée dans le coma avant de se réveiller le 1er avril 2020.

Animal évité ? La faute à un scooter ? Endormissement au volant ?

Jean-Philippe Caux n’a pas cessé de varier sa version des faits pour expliquer ce qu’il qualifie lui « d’accident ». Il a affirmé avoir éviter un animal. Plus tard, il a déclaré qu’un « scooter lui avait coupé la route ». Dernièrement, et une nouvelle fois ce matin à la barre, l’homme en est sûr : « Je me suis endormi au volant ». Version démentie par un témoin de l’accident. Sur ces faits, des experts en accidentologie seront entendus à la barre ce mardi après-midi, vers 16h. 

Enquête de personnalité

Le prévenu est placé en détention provisoire depuis le 8 juillet 2020 à la maison d’arrêt de Sequedin puis à Douai. La présidente précise qu’il n’y a pas « eu de problème de comportement ». Le père d’Emilie a travaillé en détention en tant qu’auxiliaire de bibliothèque. « J’essaye de faire en sorte que ça se passe au mieux », a-t-il précisé à la barre. Une enquêtrice de personnalité a pris la parole en fin de matinée. Elle décrit Jean-Philippe Caux comme étant un homme « qui flique ses enfants ». Ses deux enfants Romain et Florian, issus d’une première relation, vont rompre le lien avec lui.

À cette époque, il est qualifié de « bon père » qui faisait « beaucoup de choses avec lui ». Il est décrit comme étant « présent pour les autres » mais quand il s’est mis en couple avec Stéphanie Stievenart, il est décrit comme étant « froid ». En 2019, il apprend que sa compagne entretient une relation extra-conjugale avec un autre homme. « Elle m’a menti sur ses voyages, elle n’allait pas à Lyon mais en Corse. Ça a été le début d’une descente aux enfers ».

Le prévenu a ajouté qu’il se sentait « responsable des blessures infligées à Emilie, je m’en voudrais toute ma vie », une phrase qu’il avait déjà prononcée lors de son procès en première instance à Saint-Omer.

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