Un constat alarmant. L’obésité a fortement progressé en France, selon une enquête Odoxa menée pour la Ligue contre l’obésité et publiée ce mercredi. En 25 ans, la part de personnes obèses dans la population est passée de 10 % à 18 % au niveau national. Cela représente près de 10 millions de personnes concernées. Toutes les tranches d’âge sont touchées.
Les Hauts-de-France sont particulièrement concernés. Notre région est celle de l’Hexagone où la prévalence de l’obésité est la plus élevée. En 2024, 22,2 % des adultes étaient en situation d’obésité, c’est-à-dire avec un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 30. À l’inverse, l’Île-de-France et l’Occitanie affichent des taux autour de 15 %.
Niveau de vie plus faible et manque d’activité physique
La Ligue contre l’obésité explique ces disparités par le niveau de vie des habitants. Le risque de surpoids est en effet plus élevé chez les personnes en difficulté financière et les ouvriers que chez les cadres et les personnes aisées. Or, les Hauts-de-France présentent le taux de pauvreté le plus élevé de l’Hexagone.
Autre constat de l’étude : les Hauts-de-France sont la région qui compte le moins d’habitants pratiquant une activité physique régulière, le sport permettant de limiter la prise de poids.
Face à l’augmentation du nombre de personnes obèses, le gouvernement a présenté ce mercredi une feuille de route pour les quatre prochaines années. De nouvelles mesures doivent notamment permettre « d’augmenter l’accès à des soins personnalisés » et de « développer le nombre de professionnels formés et sensibilisés », explique le ministère de la Santé. D’ici 2026, un parcours de soins coordonné et renforcé sera notamment déployé pour certains adultes en situation d’obésité complexe ou sévère.
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