Après l’alerte lancée par l’ONG Générations Futures sur la présence d’un fongicide dans l’eau de plusieurs communes des Hauts-de-France, l’Agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France a publié un communiqué pour préciser sa position et les mesures engagées.
23 communes du Pas-de-Calais concernées
Selon l’ARS, « des analyses ont permis d’identifier des traces de fluopyram dans l’eau du robinet de 23 communes du Pas-de-Calais et 3 communes du Nord. Ce pesticide, utilisé notamment pour les cultures céréalières, de pommes de terre ou de betteraves, est toujours autorisé au niveau européen. Il fait l’objet d’une surveillance renforcée dans l’eau de consommation depuis 2025. »
Si la limite de qualité réglementaire est fixée à 0,1 microgramme par litre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) n’a, à ce stade, pas encore défini de valeur sanitaire maximale pour le fluopyram, c’est-à-dire un seuil à partir duquel l’eau ne pourrait plus être consommée sans risque pour la santé.
Dans ce contexte, l’ARS indique avoir demandé, par précaution, aux organismes responsables de la distribution de l’eau de mettre en œuvre les travaux nécessaires pour faire baisser les concentrations sous la limite de qualité réglementaire. Ces actions sont actuellement en cours.
Parallèlement, l’ARS précise avoir renforcé la surveillance des captages concernés, afin de suivre l’évolution des concentrations de fluopyram dans l’eau potable. Les autorités sanitaires assurent qu’aucune restriction de consommation n’a été jugée nécessaire à ce stade. Les habitants des communes concernées peuvent donc, selon l’ARS, continuer à boire l’eau du robinet.
Une réunion avec les maires
Pour répondre aux interrogations suscitées par cette situation, le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a annoncé l’organisation prochaine d’une réunion avec les maires des communes concernées, afin d’assurer, selon les termes du communiqué, une information « complète et transparente ».
Cette prise de position officielle intervient alors que Générations Futures dénonçait un manque d’information des habitants et des élus locaux, ainsi que l’absence d’application du principe de précaution, dans l’attente de l’évaluation sanitaire menée par l’ANSES.
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