Contre Auxerre puis à Marseille, Florian Thauvin est apparu plus emprunté qu’en fin d’année 2025. L’international français semble traverser une période creuse semblable à celle qu’il avait pu connaître à l’automne, après son retour en équipe de France.
« On s’est un peu retrouvés dans cette situation après sa première convocation en équipe de France, mais il avait bien fini l’année civile », reconnaît ainsi son entraîneur Pierre Sage. Le technicien ajoute : « Je pense qu’il faut regarder ses performances sur la durée et considérer à un moment donné qu’il a le droit, comme tout être humain, de ne pas être à 100 % de son potentiel tout le temps. Encore une fois, sa performance (ndlr : à Marseille) s’inscrit aussi dans un cadre d’équipe qui, elle non plus, n’a pas été à la hauteur de ce qu’elle était capable de faire sur ce match-là. Le rendez-vous est pris pour les matchs suivants et donc des performances d’une autre facture. »
« Si on a ces responsabilités-là, c’est qu’on les veut et qu’on nous les donne. On essaye de les assumer »

Fatalement, son statut suscite des attentes et des exigences plus élevées le concernant, surtout dans des matchs de cette envergure. « Au même titre que mes dirigeants peuvent être exigeants avec moi au vu des décisions que j’ai prises à Marseille », désamorce Pierre Sage, qui a pris sur lui une part de responsabilité dans le mauvais début de match au Vélodrome. « Mais quelque part, si on a ces responsabilités-là, c’est qu’on les veut et qu’on nous les donne. On essaye de les assumer, mais notre 100 % n’est jamais atteint. »
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel
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