C’est un nouveau coup dur pour l’économie du Pas-de-Calais, et plus particulièrement pour l’Audomarois. Le verrier Arc France, implanté à Arques, près de Saint-Omer, a officiellement demandé son placement en redressement judiciaire. L’annonce a été faite ce mercredi lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, réunissant la direction et les représentants syndicaux.
Entreprise emblématique du territoire audomarois, Arc France traverse une crise profonde, conséquence d’une dégradation durable de son marché et d’un endettement devenu trop lourd. Malgré plusieurs plans de refinancement soutenus par l’État et les collectivités locales ces dernières années, la situation financière du groupe ne s’est pas améliorée.
Un pilier industriel fragilisé dans le Pas-de-Calais
Le groupe bicentenaire emploie encore entre 3 600 et 3 900 salariés sur son site d’Arques, ce qui en fait l’un des plus importants employeurs industriels du Pas-de-Calais. En vingt-cinq ans, les effectifs ont pourtant fondu : ils étaient plus de 12 000 au début des années 2000.
Dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire, les dettes de l’entreprise devraient être gelées temporairement. Les salaires devraient continuer à être versés, au moins dans un premier temps.
Des suppressions de postes redoutées
Si le redressement judiciaire permet de gagner du temps, l’inquiétude est vive parmi les salariés. Cette procédure pourrait s’accompagner de centaines de suppressions de postes, voire davantage si aucun investisseur solide ne se manifeste. À terme, l’avenir même du site d’Arques est en jeu.
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