Un homme âgé d’une cinquantaine d’années, domicilié à Mons-en-Barœul, près de Lille, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles aggravés avec administration de substances, a confirmé le parquet de Béthune auprès de l’AFP ce jeudi 22 janvier. Le suspect a été placé en détention provisoire. Les faits présumés se seraient déroulés durant plusieurs années.
Des images découvertes lors d’une perquisition à Drocourt
L’enquête trouve son origine dans le sud de la France. En 2024, des investigations menées à Cannes pour détention d’images pédopornographiques ont permis d’identifier un homme d’une trentaine d’années résidant à Drocourt, près d’Hénin-Beaumont. Selon nos confrères de La Voix du Nord, une perquisition réalisée en avril 2025 par les policiers du service interdépartemental de la police judiciaire du Pas-de-Calais (SIPJ 62) a conduit à la saisie de nombreux supports informatiques.
Sur ces supports, les enquêteurs ont découvert des images et vidéos de femmes filmées à leur insu. Le mis en cause s’est suicidé quelques jours après la perquisition. Malgré son décès, les investigations se sont poursuivies afin d’identifier les victimes et d’exploiter les échanges retrouvés sur des messageries cryptées.
Des échanges sur messageries cryptées menant à Mons-en-Barœul
C’est dans ce cadre que les policiers ont identifié un interlocuteur domicilié à Mons-en-Barœul. Les conversations faisaient état de pratiques d’abus sexuels facilités par la soumission chimique. Interpellé puis placé en garde à vue le 13 janvier, il a été mis en examen deux jours plus tard, le 15, avant d’être placé en détention provisoire.
Une information judiciaire a été ouverte par le pôle criminel du parquet de Béthune.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de forte médiatisation des violences sexuelles liées à la soumission chimique, notamment l’affaire des viols de Mazan.
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