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« Les violences sont de plus en plus importantes dans les hôpitaux... c'est inacceptable » témoigne un infirmier d'Arras

Arras - St Pol. Lundi, une infirmière de Reims perdait la vie et une secrétaire médicale était gravement blessée après une agression à l'arme blanche au sein du Centre Hospitalier de Reims. Une minute de silence a été observée afin de leur rendre hommage ce mercredi. Pour un infirmier d'Arras, les violences en hôpitaux sont de plus en plus nombreuses et la situation est alarmante.

« Les violences sont de plus en plus importantes dans les hôpitaux... c'est inacceptable » témoigne un infirmier d'Arras
Le personnel hospitalier est parfois en première ligne lors des actes de violences au sein des hôpitaux. - Shutterstock

Après le décès Carène Mezino infirmière de 37 ans victime d’une agression par arme blanche au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Reims, une minute de silence a été observée au sein de tous les centres de soins en France ce mercredi. Un recueillement en son hommage et celui d’une secrétaire médicale de 56 ans gravement blessée lors de l’attaque, récemment sortie du bloc opératoire et en « meilleur état » selon le ministre de la santé François Braun.

Au sein des centres hospitaliers de l’Artois comme Béthune ou Arras, cette minute de silence a été respectée dans les services respectifs des établissements. Si ce drame a eu lieu à plusieurs centaines de kilomètres, le personnel hospitalier du pays n’en était pas moins touché.

A Arras, « la colère se fait sentir après le recueillement », déclare Denis Gaillet, secrétaire Force Ouvrière au centre hospitalier de la ville. « Quelques soient les faits de violences, ils sont de plus en plus importants dans les services de soins que sont nos hôpitaux. Les premières victimes sont celles qui vouent leur vie aux autres et finissent par y laisser la leur ».

L’ancien infirmier en psychiatrie poursuit, « lundi, cette violence s’est conclue sur un homicide mais lors de la plupart de ces agressions, les victimes sont atteintes physiquement et psychologiquement. La violence en hôpital existe et c’est inacceptable. »

La psychiatrie, un sujet sensible

L’auteur de l’attaque, âgé de 59 ans est connu des services de psychiatrie depuis 1985. Interpellé par la police, il a été diagnostiqué paranoïaque et schizophrène. Pour Denis Gaillet, le problème pourrait venir de la gestion des patients en psychiatrie où les effectifs manquent cruellement.

« Le plateau technique en psychiatrie c’est la personne. Tant qu’il n’y a pas d’effectif, il y a moins d’écoute. La latente des patients c’est l’écoute. Les effectifs théoriques ne sont régulièrement pas respectés et pour ce qui est de la formation, la psychiatrie n’est qu’une partie du tronc commun. Certains arrête car il ne se retrouvent plus dans leurs principes et les méthodes. Le principal problème de la psychiatrie c’est le manque d’effectif. »

Ce jeudi, le suspect interpellé a été inculpé pour assassinat et tentative d’assassinat, il a par la suite été écroué.

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