Le RC Lens va tenter de préserver sa dynamique positive à Angers ce dimanche (14e journée de Ligue 1, 17h15, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur Ligue 1+) après trois victoires consécutives. L’entraîneur lensois Pierre Sage attend de son équipe qu’elle confirme ses progrès, même s’il faudra aborder ce match en digérant du mieux possible la sérieuse blessure subie par Jonathan Gradit ce vendredi.
Lensois.com : Pierre Sage, tout allait pour le mieux pour le RC Lens et on a appris la sérieuse blessure de Jonathan Gradit… Cela peut-il remettre des choses en cause ?
C’est encore très frais et nous sommes très touchés. Il y a évidemment l’empathie qui s’impose pour notre ami, mais nous allons devoir utiliser la force qu’il met au quotidien sur le terrain pour lui rendre hommage.
Quel sens donnez-vous à vos résultats actuels, avec trois victoires consécutives ?
Je vous avoue qu’on maîtrise partiellement notre rythme, parce qu’il y a toujours un adversaire en face qui a autant la volonté que nous de gagner. Ensuite, le rythme des autres, les autres matchs… malheureusement, nous n’avons pas du tout la main dessus. Pour l’instant, c’est vrai que cela nous sourit et que ça nous permet d’avoir un petit matelas pour protéger le podium. C’était notre ambition lors de la journée précédente. Quoi qu’il en soit, nous allons rester concentrés sur ce que nous faisons et sur ce qui nous concerne : à savoir réaliser un bon match à Angers, essayer de continuer sur notre chemin en prenant trois points et enchaîner avec cette ambition-là.
« Nous avons progressé dans la finition et dans les situations de finition »

Vous abordez cette journée avec le statut de meilleure défense de Ligue 1, avec un système qui fonctionne toujours bien. Obtenir ce socle défensif était-il une priorité majeure au moment de construire l’équipe ?
La priorité majeure, c’est de marquer un but de plus que l’adversaire. C’est vraiment ce qui nous anime et ce que nous défendons depuis le début de notre travail ici. Et je pense que le meilleur moyen pour bien défendre, c’est justement d’avoir cette ambition-là, en ayant un maximum le ballon. À partir du moment où l’on prive l’adversaire de ballon, forcément, on est moins exposé. Si on relie les buts marqués et ceux non encaissés, c’est plutôt positif. Tant qu’on jouera bien, je pense qu’on aura l’une des meilleures défenses. À l’inverse, quand on laissera trop l’initiative à l’adversaire, forcément, le nombre de buts encaissés pourra augmenter. Le fait de jouer à trois, c’est presque culturel ici et c’était une des conditions sine qua non au recrutement de l’entraîneur cette saison. C’est une solution, mais si c’est une bonne solution, ce n’est même pas moi qui l’avais envisagée ! Les joueurs viennent ici quasiment sans incertitude par rapport au système de jeu qu’on va utiliser, ou à la position qu’ils peuvent occuper dans celui-ci, même si certains sont plus polyvalents que d’autres. Dans tous les cas, le schéma est très clair.
Sur le plan offensif, il existe toujours un déficit entre le nombre de buts que vous marquez et les nombreuses occasions, mais on observe que vous marquez de plus en plus. Quel regard portez-vous sur vos progrès ?
Je pense qu’aujourd’hui, nous avons progressé dans la finition et dans les situations de finition. C’est-à-dire la finition en elle-même, mais aussi la passe d’avant et l’avant-passe qui permettent au futur buteur potentiel de se trouver dans de bonnes conditions. À partir du moment où l’équipe progresse sur ces aspects, forcément, le rendu, les résultats et le nombre de buts marqués s’améliorent. Et plus nous enchaînons les matchs ensemble, plus les habitudes s’installent entre les joueurs, plus les connexions positives dans la construction de nos attaques se multiplient. Je pense que nous sommes sur le bon chemin. Mais encore une fois, il n’y a aucune garantie. Cela va nous demander de continuer à travailler dans ce sens et de garder cette volonté permanente d’attaquer. Aujourd’hui, nous sommes dans un processus de progression. Nous n’avons pas atteint notre plafond. C’est en cours. Je pense qu’on peut encore faire mieux, à condition de continuer à travailler. Et de toute manière, le vécu collectif de cette équipe est encore très faible. Nous sommes très contents des résultats et j’ai hâte de voir ce que cela donnera une fois que nous aurons encore accumulé davantage de matchs ensemble.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel
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